Les Indestructibles 2 (Le retour)

Publié le par Corbeau Moqueur

Les Indestructibles 2 (Le retour)

Le retour des Indestructibles reprend pile là où le premier se terminait. Les personnages sortent donc de stase et s’en vont maroufler du démolisseur. Sauf que bon, ils ne parviennent pas vraiment à l’arrêter et causent autant de dégâts que les Avengers, ce qui leur fait mauvaise presse et fait cesser définitivement le programme de protection des super-héros. Aux pieds du mur et leur maison toujours en cendre, ils sont temporairement relogés dans un motel afin, dans le même temps, de trouver une solution pour se débrouiller par leurs propres moyens cette fois-ci. C’est là qu’intervient un très nostalgique milliardaire. En plus d’être un croisement anguleux assez improbable entre Richard Gere et François Bayrou sur le plan physique et un remake 100 % philanthrope de Bill Gates sur le plan moral ; il est accompagné de sa sœurette dépressive et souhaite réhabilité les super-héros en espionnant les fréquences de police et en filmant leurs interventions avec une caméra embarquée. Pour que la première mission soit faite avec classe et zéro-casse, ils embauchent Helen (Elastigirl), laissant au mari le soin d’être un bon père au foyer…

Features : Richard Bayrou and his sister, really

Features : Richard Bayrou and his sister, really

Parfum de nostalgie et des costumes à la The Tick
Parfum de nostalgie et des costumes à la The Tick

Parfum de nostalgie et des costumes à la The Tick

Même si ça ne me rajeunit pas, ça fait quand même 12 ans que j’attendais cette suite, d’un parce que j’avais beaucoup aimé le premier opus et de deux parce que la première annonce d’une éventuelle suite avait filé en 2006. La seule chose qu’on a eut en fait était un jeu très moyen sur le démolisseur et le projet est un peu tombé dans l’oubli, avant de n’avoir de cesse d’être reporté au fil de la nouvelle décennie. Mais bon 14 ans après le premier volet, Les Indestructibles 2 sort sur le grand écran et ça valait vraiment le coup d’attendre.

En premier lieu pour la qualité de l’animation, tout simplement parfaite car constamment fluide et lisible même en plein action. En deuxième lieu, parce que c’est un vrai film de super-héros (dont Marvel devrait vraiment prendre de la graine), auquel vient se superposer une trame familial évitant soigneusement les écueils du sexisme pourri et caricatural. En troisième point qui pourrait tout aussi bien être le premier, pour son O.S.T. toujours aussi jazzy que pêchue dont le thème très James Bondien reste dans les oreilles longtemps après la fin de la séance.

Pour peu qu’on sache un tant soit peu réfléchir, l’intrigue est très prévisible et l’identité du nouvel antagoniste rapidement grillée, ce qui aurait pu quelques souffrances comparatives avec le premier volet. Heureusement cette suite tire rapidement et efficacement son épingle du jeu en développant adroitement ses personnages (ça en fait des adverbes dites donc) et en défendant sans agressivité aucune l’équilibre homme-femme. Car oui, nul besoin de caricaturer outrancièrement le yin et le yang du genre humain, pas plus que de basculer dans la guimauve tout en lilas de Disney, pour en faire quelque chose qui tape pile là où le monde en a besoin.

L’exercice était d’autant plus ardu, que l’univers des Indestructibles s’ancre toujours dans une simili-amérique les années 50-60 uchroniques où un bref coup d’œil suffit à tailler un tablier peu gratifiant de la gente féminine (ou masculine) de l’époque. L’univers du diptyque est toujours aussi bien fichu, voire merveilleusement approfondi dans cet opus, car pleinement ancré dans la civilisation. Plus de personnages et plus de super-héros également, bien loin de Marvel ou de DC cependant, puisqu’avec les couleurs flashy et le côté cartoon/comics, c’est plutôt The Tick. Au-delà mêmes des super-pouvoirs, ce sont les personnages qui vampirisent l’attention et notamment toute la petite famille éponyme. Bien que Flèche soit un peu en retrait, les rôles sont globalement équilibrés, avec notamment une Violette en pleine crise d’adolescence et un Jack-Jack bourré de pouvoirs qui fait vraiment le taf.

Alors c'était vraiment mieux avant ?
Alors c'était vraiment mieux avant ?

Alors c'était vraiment mieux avant ?

Dommage cependant qu’au vu de la qualité du métrage, la production française n’ait pas engagée que des doubleurs de qualité, puisque Violette est doublée par nul autre que Louane. Sérieusement… ça lui suffisait pas de massacrer la chanson française, il fallait aussi que les médias lui bricolent une carrière (et du talent) pour qu’elle s’attaque au cinéma et maintenant au doublage. Tantôt Louane lit son texte, tantôt elle essaie de copier les mimiques de son personnage, mais surtout Louane ne sait pas s’énerver et quand un personnage en pleine crise d’adolescence a tendance à péter un câble pour un oui ou pour un mouais, c’est tout simplement les bas-fonds du doublage (y a même eu des rires dans la pièce lors d’une de ses « prouesses »). Il va falloir que la petite dame comprenne que si talent elle a, c’est pas dans ce qu’elle fait ; de même que la France devraient savoir qu’entre doubleur et acteur il y a un monde.

A bien y repenser, Louane en tapis ne serait sans doute pas une mauvaise chose, elle a déjà préparé le terrain...

A bien y repenser, Louane en tapis ne serait sans doute pas une mauvaise chose, elle a déjà préparé le terrain...

Du reste, excellente comédie d’action et super film d’animation pour tous les âges (et notamment pour ceux qui avaient à peine une décennie lors de la sortie du premier).

Allez hop, tous en stase en attendant le 3ème opus en 2032.

Allez hop, tous en stase en attendant le 3ème opus en 2032.

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