Valérian et la Cité des mille planètes (Des hommes et des moules...)

Publié le par Corbeau Moqueur

Valérian et la Cité des mille planètes (Des hommes et des moules...)

2020, l'humanité prend son envol et crée une cité spatiale accueillant les populations du monde entier (mis en scène dans des tenues "légèrement" clichées), puis, un siècle plus tard, de l'univers entier, avant de s'arracher de l'attraction terrestre pour flotter dans le vide intersidéral. Plus tard (au 28ème siècle), la planète paradisiaque Mül se fait raser et Valérian se réveille de ce mauvais rêve (Oh dis donc, ça avait l'air vachement réaliste quand même et cela ne va évidemment pas du tout impacter la suite de l'histoire) et s'embarque dans une mission inter-dimensionnelle avec sa coéquipière et quasi-petite amie, Laureline. Mission (trop) rapidement résumée dans la B.A, introduisant le véritable enjeu du film : une attaque terroriste présentée par un commandeur belliqueux très louche sur Alpha, aka la cité des mille planètes, qui est évidemment la grosse station créée en 2020, mais abritant maintenant beaucoup de millions de pékins issu de 400 000 espèces différentes. Et blablabla, l'avenir de l'univers est entre les mains du tandem, tout ça, tout ça, le truc habituel en fait.

Mais plus important, Valérian marque surtout le retour du très décrié Luc Besson sur le devant de la scène, quatre ans après ce navet de Lucy. Raisons qui sont diverses et variées et auxquelles je n'ai jamais vraiment prêté attention, surtout après le retournement de veste des critiques suite au succès de Lucy (c'est de la merde - oui mais la Chine adore. - Aaah, si la Chine adore alors...) ; parce que pour moi Luc Besson c'est surtout et avant tout Le Cinquième Elément, suivi de Léon et Nikita. Et fuck it, ce sont des films vachement cools. Valérian dans tout ça, c'est un peu la synthèse de toute sa filmographie, honnêtement c'est en quelque sorte la rencontre de Star Trek et du Cinquième élément auxquels se mêlent des easter eggs et des références à la pelle à toute sa carrière. Et (ça fait beaucoup de "et" en début de phrase, vous trouvez pas ?) c'est un très bon divertissement... mais surtout pour les ados et les gosses.

Alors oui, ça bouge, ça trottine et ça explose partout périodiquement comme les 3/4 des blockbusters, mais on reste quand même dans quelque chose bien typé pour les ados et notamment à travers le développement des personnages, qui est très convenu. Mais je dois admettre que Luc Besson sait vivre avec son temps, les scènes d'action cartonnent, en particulier durant des plans séquences très calibrés (dont les B.A. ont allègrement pompé dedans), une 3D très travaillée (et pourtant je l'ai vu qu'en ATMOS 2D, mais ça saute aux yeux), des effets spéciaux loin d'être dégueus et un beau travail visuel.

La B.A. est planante quand même...

Un travail visuel qui transparaît dès les premiers plans... enfin surtout durant toute la séquence sur la planète Moule, où les effets spéciaux et la modélisation font osciller la bobine entre film d'animation, bande-dessinée et film en prise de vue direct. Impression que j'ai retrouvé pas mal de fois par la suite (en particulier durant la mission d'intro, qui avait une esthétique très B.D.) et qui apporte au final un certain cachet au film. Après je suis pas con, merci, je sais que Valérian est basé sur la BD Valérian et Laureline (merci Wikipédia), ce qui en fait en quelque sorte une adaptation... pour laquelle il a fallu faire des choix scénaristiques et c'est Luc Besson qui s'y est collé (moi qui le croyais trop flemmard pour le faire lui même).

Je dois dire que c'est du beau boulot, en fait j'ai même bien pris mon pied durant la projection, au point que les 2h18 de film ne m'ont pas paru longues (contrairement à l'1h20 de Lucy). Rétrospectivement j'ai effectivement noté quelques longueurs, au même titre que des incohérences bizarrement inhérentes à la S.F. et au scénario un peu politico-complotiste, mais ça se laisse carrément regarder (en fait c'est même assez simple, une fois qu'on connait le pot aux roses).

C'est pas le film de l'été, ni même de l'année, mais il fait son petit effet. Subséquemment, pour continuer dans les défauts, il y a la question du casting qui m'avait laissé assez sceptique dès la première annonce (notamment pour la tête de gland de Dane DeHaan), qui au final passe comme un suppositoire dans l'anus de Macron (ça vaut le détour, surtout pour les 3 chipmunks-ornithorynques-pigeons-volubiles), si ce n'est que si la métamorphe avait été joué par quelqu'un d'autre que Rihanna ça n'aurait rien changé. Introduction de la star qui arrive durant un passage assez WTF et dans un environnement que Besson nous balance au moins une fois par film.

Vaiana a un peu changé...

Vaiana a un peu changé...

Ah non, pas eux !

Ah non, pas eux !

Bémol aussi du côté de la B.O. qui n'est pas franchement exceptionnelle et ce, malgré quelques élans de créativité, ainsi que la présence d'Alexandre Desplat à la compo (contre Eric Serra habituellement) au côté de l'Orchestre National de France (oui madame, la french touch au rapport). Mais dans l'ensemble, ça reste très sympathique à regarder, surtout en V.O. (les sous-titres étaient complètement dans les groseilles) et durant l'été. Alors oui, ça vaut bien 10 balles pour la projection (note : une place de ciné = le prix d'un paquet de clope, pensez à ce que vous pouvez faire au lieu de vous flinguer les poumons et/ou le larynx).

Charisme /20

Charisme /20

Connasse /20

Connasse /20

gros con /20

gros con /20

Publié dans le coffre à bobines, Films

Commenter cet article

Vietnam Dragon Travel 26/07/2017 06:51

Un bon film aussi! Bonne chance et bonne continuation!

Corbeau Moqueur 26/07/2017 11:57

Pour la chance, je sais pas ; mais pour la continuation, je dis oui, merci.