Je rattrape mon retard 1 (It comes at night, Transformers 5 & Grand froid)

Publié le par Corbeau Moqueur

Je rattrape mon retard 1 (It comes at night, Transformers 5 & Grand froid)

On repart toutefois assez loin, parce que ma mémoire risque de me faire défaut d'ici quelques semaines sur certains métrages (j'en ai d'ailleurs complètement oublié un et mieux vaut pas que le reste suive tout de suite). Au demeurant, ça ne va pas non plus durer mille ans et ce sera donc assez succinct.
Et oui je sais, le titre fait très pute-à-clic, on dirait l'intitulé d'une vidéo d'un youtubeur vaniteux, type Je critique vos vidéos (parce que je suis le meilleur), vos pires photoshop (parce que vous êtes nuls), je réponds à vos questions (vénérez moi), J'AI FAILLI MOURIR (putain je me suis retourné un ongle !), je découvre la vie (parce que... je suis un cassos).

Faites pas attention au sur-titre aguicheur, ce n'est PAS de l'horreur

Faites pas attention au sur-titre aguicheur, ce n'est PAS de l'horreur

It comes at Night (le somnambulisme c'est chiant)

Je voulais quand même particulièrement revenir sur ce film qui est malheureusement sorti en catimini et resté trop peu longtemps à l'affiche. It comes at night est un thriller psychologique (plus qu'un véritable film d'horreur, comme il fut vendu) et accessoirement le second long-métrage de son réalisateur, Trey Edward Shults (après Krisha). Un détail qui n'est pas anodin puisque le film est sacrément bon, tant à son niveau narratif alternant "rêves" et réalité, que dans sa mise en scène, son ambiance et son cadrage.

L'histoire prend place dans notre monde, dans un futur non spécifié où l'humanité est - on le suppose - ravagé par un virus inconnu, transformant la population en créature cancéreuse. Oui, en gros, c'est un film de zombie ; sauf que les-dits zombies on ne les voit pour ainsi dire jamais, puisqu'il s'agit surtout d'un huis clos. Un huis clos tournant autour d'un père de famille, sa femme et son fils en pleine puberté, au quotidien millimétré, jusqu'au jour où on vient toqué chez eux, sonnant ainsi le début d'une paranoïa générale. 

It comes at night fait parti de ces films qui laissent une marque durable sur l'esprit, mais dont l'accessibilité n'est pas aisé. La fin assez brusque, mais non moins juste l'atteste d'elle-même, tout le monde n'aura pas la patience de visionner ce film et pour cause, il s'agit de la même boîte qui s'est occupé de The Witch (vous savez le truc sorti l'an passé avec le père complètement taré où il se passe rien durant deux heures). D'ailleurs il y a quelques points communs niveau ambiance et accessoirement (vraiment purement accessoirement), l'un des mêmes boucs réquisitionné pour le tournage.

Par contre c'est beaucoup plus intéressant à suivre que son prédécesseur, surtout au niveau des personnages (sans compter la direction d'acteur), du montage judicieux et de certaines séquences (même si j'aurais vraiment aimé savoir ce qui s'est passé avec le chien, au lieu de laisser ça à mon imagination). Un bon thriller angoissant en somme (qui vaut le détour ne serait-ce que pour son ambiance, à mille lieux des tartes à la crème Ouija ou I Wish), mais à ne pas mettre entre toutes les mains (les notes des spectateurs parlent d'elles-mêmes).

Je rattrape mon retard 1 (It comes at night, Transformers 5 & Grand froid)

Transformoule, the last Knight (tellement rien à foutre)

Tchaa... finalement j'ai été le voir... qui l'eut crû, peut-être mon devoir de mémoire. Bon comme prévu c'est mauvais, mais alors à un point... inimaginable. Les effets spéciaux sont évidemment irréprochables (encore heureux), la 3D aussi, mais alors pour le reste... pratiquement tout est à jeter. Côté acteurs c'est n'importe quoi, il y en a qui apparaissent, d'autres qui disparaissent et les deux tiers du casting ne servent à rien. Mark Wahlberg devenu maintenant une légende, fait certes toujours un meilleur boulot que Shia LaBeouf, mais est très fier d'afficher ses biceps viriles dans moult séquences déconcertantes et surtout, putain, que fait Anthony Hopkins dans une telle galère ?! Certes sa présence relève un peu le niveau, mais... keuhé ?

Il a été montré qu'il n'y pas nécessairement besoin d'un scénario pour un faire un bon gros blockbuster efficace et dans le même temps un bon film (merci Mad Max : Fury Road). Mais tout le monde n'est pas George Miller, à commencer par Michael Bay qui se fait régulièrement lyncher par la presse internationale et qui est surtout un gros boeuf dans sa réalisation. Sauf que Monsieur veut se la jouer Nolan et nous a (encore) pondu un scénario tarabiscoté et incompréhensible où les personnages courent à droite à gauche et sautent d'une incohérence à l'autre dans la joie et le numérique rutilant. C'est un bordel sans nom, on comprend rien et le scénariste non plus semble-t-il. Sérieusement ? Transformers c'est des putains de jouets pour les gosses ! Il y avait vraiment besoin de mettre une intrigue fourre-tout avec pas moins de quatre camps et cinquante-douze personnages paumés dans leurs rôles ? Non, on est bien d'accord (du moins, je le suis avec moi-même).

Ce serait presque sérieux... si on ne parlait pas de simples jouets.

Le pire dans tout ça, c'est-à-dire outre tout ces millions partis en fumée, ce succès déplorable au box-office, ce montage à la truelle et les invraisemblances à la pelle, ce n'est apparemment pas The last episode, puisque ce volet se termine sur un fucking To be continued racoleur dont, personnellement, je me serais bien passé. Fort heureusement, il ne passe à l'heure actuelle plus en salle, donc au final ç'aura été fugace comme sortihiiiiiiii. Dois-je m'attarder pour écrire une ligne de plus pour que ça fasse équitable une fois publié ? Merci, mais non merci.

Je rattrape mon retard 1 (It comes at night, Transformers 5 & Grand froid)

Grand froid (bizarre autant qu'étrange)

Franco-blego-polonais, telle est la nationalité de ce film, de même que son identité visuelle : un truc qui oscille entre le cinéma français pince-sans-rire et le cinéma nordique (surtout selon les critiques, celui d'Aki Kaurismäki, c'est con que je parle pas finnois). Dans les faits c'est un bon film, porté par un casting essentiellement français (dont Jean-Pierre Bacri, en grande forme) et véhiculant un humour à la limite de l'absurde, on notera (enfin j'ai noté) un essoufflement dans la seconde partie, ce qui est un peu dommage quand on sait que la projection a duré à peine 1h25 (pubs non incluses).

Après c'est assez instructif sur le commerce de la mort en France, surtout quand c'est traité avec humour et que le-dit humour n'est pas lourdingue comme la comédie française actuelle. Pour une fois nulle scène de ménage, de romance primitive ou région magnifique mis en avant, à la place on se retrouve face à une sorte de road-movie dans le blizzard dans un corbillard particulièrement réussie.

Une B.A. vaut mieux qu'un long discours

Personnellement le seul film équivalent qui traitait "à peu près" du même sujet que j'ai pu visionné c'est Departuresune comédie dramatique japonaise, connue en France pour avoir raflé des oscars à Entre les murs (ce qui a fortement déplu à la presse française, qui s'est empressé d'allumer le film hystériquement à coup d'arguments très douteux). Film d'un autre genre, que je vous recommande au passage, parce qu'objectivement il est vraiment bon. Bref, dans Grand froid, les acteurs sont sacrément bons, la bande-son est fort sympathique, le scénario réserve pas mal de surprises (notamment une grosse) et il y a quand même pas mal de répliques cultissimes. Mais là encore, dommage qu'il ne soit pas resté à l'affiche bien longtemps (bien trop subtil pour la comédie française).

Bien il était temps que je parvienne à mettre tout ça par écrit, parce que j'ai le sentiment d'avoir commencé à oublier un certain nombre de trucs. Mais bon c'est la vie et les prochains sont plus proches... en fait il en reste un : Spider-Man Homecoming. Intéressant, je vais pas le rater celui-là.

Publié dans le coffre à bobines, Films

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