Baby Driver (Rock'n'Roll Baby !)

Publié le par Corbeau Moqueur

Baby Driver (Rock'n'Roll Baby !)

Baby, de son vrai prénom Baby et chauffeur de profession travaille pour un certain parrain de la pègre (campé par Kévin Spacey en plein trip au Valium), après fauché la voiture de celui-ci (donc en gros il rembourse tout le fric qu'il a volé auparavant). Roulant au rythme de sa playlist, Baby est pour ainsi dire le meilleur de sa profession, mais tout bascule le jour où il rencontre (et stalk) la fille de ses rêves. Enfin "tout bascule" c'est une bien grande expression, puisqu'il reste toujours le meilleur de sa profession, ce qu'il faut comprendre c'est que sa psyché en est altérée. Altérée à tel point, qu'il décide de virer vers le droit de chemin et ça tombe bien (ça alors !), puisqu'il vient tout juste de rembourser le daron. Sauf que, ben, le daron il est pas trop d'accord avec ça et lui force "un peu" la main pour faire un "dernier" ride... Mais Baby en a marre et il décide de se barrer quand même, mais il y a des anicroches et puis je vais pas vous raconter tout le film, parce que ça me gonfle et que j'ai pas que ça à faire, donc on passe à la suite.

Après quatre ans d'absence, le fabuleux et mirobolant réalisateur britannique Edgar Wright revient sur le milieu de la scène avec, une fois n'est pas coutume, un polar un poil plus sérieux que son registre habituel. Sa période de silence aurait-elle apporté un peu de solennité à son tempérament ? Seul lui le sait et à mon sens la réponse est probablement pas, la question n'avait donc aucune légitimité d'existence, si ce n'est gagner une ligne. Mais plus important : contrairement à ce que l'opinion public (et privé) semble penser, Damien Chazelle n'est absolument pas le seul réalisateur a savoir bien filmer la musique, la preuve en est avec ce film, qui est impeccablement monté, tant musicalement que visuellement (voire les deux en même temps).

Que retenir de ce film, si ce n'est que je l'attendais avec une impatience non feinte et qu'il a plus que satisfait mes attentes, malgré son humour moins abondant que dans le reste de la filmographie du réal, quoique contrebalancé par des moments de bravoure WTF. Bah c'est bien, très bien même, musicalement surtout. La bande-son décoiffe, quitte à être assourdissante sur certains passages et s'accorde à la milliseconde (merci Ryan Heffington) près sur le montage du film. A côté de ça, le scénario un peu bateau est porté par son casting, opposant dans le jeu d'acteur un Jamie Foxx en roue libre et un Kevin Spacey shooté au Doliprane. On en oublierait presque les deux acteurs principaux (Ansel Elgort... Oh non pas Divergente ! Et Lily James), beaucoup plus mesuré dans leurs rôles et encadré par le sybarite Jon Hamm et la lascive Eiza Gonszales.

Même si la qualification de film le plus cool jamais tourné de Première est évidemment méchamment exagérée, force est de constater qu'on ne s'ennuie évidemment pas durant l'1h55 de métrage qui mise aussi beaucoup sur ses dialogues (plus convenu une fois encore qu'à l'accoutumé) et ses scènes de poursuites motorisées. Et évidemment (et heureusement), les-dites scènes sont carrément géniales, surtout le duel final dans le parking, auxquelles viennent s'ajouter des plans séquences millimétrés (notamment le tout premier, sur le générique).

La recette du blockbuster estival est là, reste à savoir si cela va suffire pour survivre face aux grosses sorties qui lui font face. Pour ma part, Baby Driver vaut largement le prix du billet, c'est fluide, super bien cadré sur chaque plan et durant n'importe quel séquence et surtout c'est diablement cool. La folie est au rendez-vous, de même que l'ambiance, mais les fans comme moi, risquent toutefois de pleurnicher sur le manque de folie propre au réalisateur. Pas de quoi fouetter une oie toutefois, mais c'est quand même ce qui lui manque à mes yeux et oreilles pour entrer dans la catégorie coup de coeur. En vrai je pinaille, il est pas chiant le film, c'est juste que pour moi La Trilogie Cornetto et Scott Pilgrim c'est un tout autre niveau, mais comme vous les avez (toujours) pas vu, vous ne risquerez pas grand chose.
Voilà, ce sera tout, amen.

On écoute quand le maître parle.
On écoute quand le maître parle.

On écoute quand le maître parle.

Publié dans le coffre à bobines, Films

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