Rubrique en Vrac : 3 Webtoons, 2 films et 1 info inutile

Publié le par Corbeau Moqueur

Rubrique en Vrac : 3 Webtoons, 2 films et 1 info inutile

Je sais, je sais, ça fais une semaine que je n'ai rien publié, alors que de superbes films sont sortis ces deux dernières semaines. Je sais que vous vous attendiez sans doute à voir apparaître un article séditieux sur Fast and Furious 8, qui figure sur ma liste des attentes les moins crédibles de l'année en cours. L'ennui c'est que j'ai pas envie de le voir, en compensation et dans une désorganisation absolument complète, voici une présentation succincte des webtoons Dice, Tower of Gods et Bastard, un retour sur Baby Boss sorti il y a maintenant trois semaines, ainsi qu'un autre film et la ou les raisons pour laquelle je n'irai pas voir Fast and Furious 8 (sauf si on me paie pour ça).

Dice (le black jack made in korea)

Et on commence donc par Dice (ou Dé en français), un manwha signé Yun Hyeon Seok et diffusé sous forme de Webtoon via l'éditeur Naver. Il a évidemment été traduit en anglais sur le site miroir officiel : Line Webtoon (toujours ironiquement sous la propriété de l'éditeur japonais Line) et en conséquence disponible gratuitement sur celui-ci. Son succès n'est pas négligeable et plusieurs fan-trad dans divers langues carburent aux côtés des traducteurs officiels, aussi il est tout à fait possible de lire Dice dans une version française, plus ou moins correcte (et auquel j'ai quelques peu participé pendant un petit moment). Si vous n'avez aucune idée de ce dont je suis en train de parler, je vous invite donc à consulter mon article exhaustif sur les webtoons ici.

Ce webtoon est souvent comparé à The Gamer tant le principe est étrangement similaire, avec toutefois plus d'enjeux, moins de gaieté et un graphisme plus travaillé. L'histoire part d'un postulat aussi simple que rebâché : Dongtae est petit, boiteux, moche, sans charisme et par conséquent forcément harcelé et humilié régulièrement par les caïdes en herbe de sa classe. La situation est toutefois brutalement renversé lorsqu'un nouvel élève répondant à l'un des 300 noms consonants de ces fichus manhwa : Tae Bin, entre dans son quotidien. Autant Dongtae est un remake raté d'Elephant Man, autant Tae Bin est la perfection incarnée, ce qui est à peine douteux dans une BD asiatique. Evidemment cette stature et cette beauté ne sont bien entendu pas naturel, mais le fruit d'une succession de parties de dés avec un certain X. L'un de ces dés va finalement atterrir entre les mains moites de Dongtae, marquant le début d'un effet papillon aux fâcheuses conséquences.

La forme initiale n'est pas très originale c'est un fait, le développement est en revanche beaucoup plus sympa puisque la situation évolue de manière totalement imprévisible et soulève finalement des enjeux bien matures (le dernier en date étant quand même la lutte contre le cancer). D'autre part ces personnages sont les 3/4 du temps bien développés (Dongtae, X, Mooyoung, Tae Bin), d'autant que certains changent radicalement (Eunjoo) et le manhwaga passe tranquillement entre les mailles du manichéisme, tout en maintenant et renouvelant le suspense. Au final, on se retrouve avec un mélange improbable entre The Gamer et The Darwin Game (manga ressemblant à une fusion de Battle Royale et Gantz) avec un graphisme plus abouti en prime. C'est l'un des avantages du numérique : certains dessinateurs de webtoon ont recours à une tablette graphique dans leur travail, laquelle offre une plus grande rapidité, des corrections bien plus aisés et une pâte artistique accrue. 

Difficile de nier qu'il y a un certain cachet visuel
Difficile de nier qu'il y a un certain cachet visuel

Difficile de nier qu'il y a un certain cachet visuel

Par ailleurs, le webtoon possède quelques accompagnements instrumentaux dans certains chapitres (un autre avantage du numérique sur le papier : le contenu augmenté) et si leur qualité ne fait pas l'unanimité, ils ont le mérite de plutôt bien accompagner les chapitres en question. A l'heure actuelle, le webtoon compte trois saisons, n'a pas levé le voile sur la plupart de ses mystères et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Un conseil, jetez-y un coup d'oeil.

La Tour… Lieu se trouvant à la fois partout et nulle part, lieu de tous les désirs : Amour, Richesse, Gloire, Puissance… La Tour peut réaliser tous vos vœux mais… vous n’êtes pas le seul à vouloir accéder à son sommet…

Tower of God

Tower of God (je serai le seigneur des pirates de la Tour)

Tower of God n'a pas d'accompagnement musical, pas plus que de contenus animés et pourtant il s'agit sans doute de l'un des webtoons les plus connus à ce jour. La raison ? Euh... ben en fait j'en sais rien, parce que je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout accroché à ce manhwa. Pourtant c'est pas faute d'avoir essayé, je me suis enfilé pas moins de 115 chapitres, sans parvenir malgré tout en entrer dans l'univers de SIU (acronyme de Slave in Utero), de son vrai nom : Lee Jong-Hui. A l'instar des autres webtoons, il est publié gratuitement sur Naver (et Line) et dispose d'une armada de fans-traductions. A ce jour, Tower of God compte deux saisons réparties sur près de 250 chapitres, ainsi qu'un univers propre.

Tower of God a la particularité de s'ancrer dans un univers partagé par plusieurs mêmes oeuvres de l'auteur appelé Talse Uzer Storyoù le passé est immuable et le futur prédestiné. Le truc c'est qu'à part l'histoire de la fameuse tour, il n'y a pour l'instant aucun autre récit existant dans cet univers, donc ce détail n'a pour l'instant que peu d'incidence sur l'oeuvre de SIU. Mais quoi donc de quoi ça parle en définitive ? Déjà, ne faites pas comme moi et abandonnez toute notion architecturale pour vous représenter la fameuse tour. Remake à peine voilée de la Tour de Babel, un étage de cette nouvelle version correspond à la taille d'un continent, passer d'un étage à l'autre par des moyen physiques peut prendre d'ailleurs plusieurs mois, le temps s'y écoule bizarrement et ses habitants sont dotés d'une forte longévité, voir de l'immortalité une fois le 100ème palier franchi. Ses origines sont inconnues de ses habitants, qui de toute façon s'en cognent d'une force tant qu'elle tient sa promesse, à savoir : exaucer n'importe quel voeu une fois le sommet atteint (ou un truc du genre).

L'histoire quant à elle suit tout d'abord celle de "Baam le vingt-cinquième", entré dans la Tour par hasard et totalement involontairement, son but initial étant de rester avec son amie Lahel qui tentait de se faire la malle sans lui. Les origines de Baam sont floues (en tout cas je les ai trouvé très fumeuses) et celui-ci ne pige rien aux événements qu'il va se prendre sur le coin de la tronche. Et putain, que c'est agaçant d'être logé à la même enseigne durant une saison entière, avant de suivre un nouveau protagoniste plus alerte, mais aussi plus abruti dans la saison suivante... du moins au début. Je vais la jouer cash, je n'ai pas aimé ce webtoon parce que la ligne directrice de la première saison est ultra-confuse.

Des personnages apparaissent et disparaissent d'un simple claquement de doigt pour emprunter un "raccourci" qui les fait réapparaître 50 chapitres plus tard au débotté. Le cheminement du héros n'a finalement que peu de logique dans sa progression, comparé à la représentation de la Tour (théorie: si tu veux atteindre le sommet, tiens toi prêt et démerdes toi ; pratique: Tu vas passer des épreuves à chaque étage, ainsi que suivre une formation pour maîtriser tes compétences et constituer un groupe homogène). A côté de ça, la narration est très indigeste, on passe d'un personnage à l'autre et d'un coup de pute à l'autre sans vraiment de transition, la puissance des différents personnages fluctuent bizarrement selon les situations et au final, ça n'a rien d'original.

Rubrique en Vrac : 3 Webtoons, 2 films et 1 info inutile
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 Là, je sais que je vais me faire incendier ne serait-ce que par la pensée rien qu'avec les paragraphes précédents, mais je maintiens ce que je dit, sur la forme le webtoon n'est pas original : on a un but à atteindre, un héros dissident et des thèmes déjà vus (l'inconnu, le dépassement de soi, l'aventure, une morale ambiguë, une histoire de volonté et des problèmes de trahisons), rien d'inédit en somme. Maintenant, pourquoi Tower of God mérite sa renommé (attendez, c'est pas parce que j'aime pas quelque chose, que c'est mauvais) ? En dépit d'un sens de l'originalité plus que subjectif, le manhwa dispose d'un univers complexe qui lui est propre. Comme je l'ai dit sa mythologie est fouillée, ses personnages sont habilement développés et le manichéisme est une fois de plus mis au placard. Reste que son écriture est confuse et si c'est le résultat voulu (sans doute pour éviter les monologues explicatifs clichés des personnages), c'est indéniablement réussi, mais donne un côté confus à son ossature, qu'on ne peut lui enlever.

A côté de ça, le dessin est également le résultat de l'intervention d'une tablette graphique et c'est beau, ça aussi c'est un fait qu'on ne peut lui enlever, d'autant que SIU exploite pleinement le format de son support, offrant ainsi des effets graphiques sympathiques. Pas d'animé... pour l'instant, puisque son rival indirect Noblesse a eu la chance de bénéficier d'une OAV en février 2016 et au vu du carton que fait que Tower of God il est fort probable que bénéficie du même privilège.

Oups.. spoiler alert ?
Oups.. spoiler alert ?
Oups.. spoiler alert ?

Oups.. spoiler alert ?

Bastard (un portage coréen du film mon beau-père et moi)

On change de registre maintenant pour s'orienter vers quelque chose de plus dark et plus dérangeant avec Bastard, un webtoon (pour changer) écrit par Carnby Kim, dessiné par Yongchan Hwang et une nouvelle fois publié de manière hebdomadaire par les éditeurs Naver et Line. Autant sa renommé est moindre que ses deux prédécesseurs, autant sa morale est beaucoup plus complexe et va de pair avec son graphisme aux teintes oscillant entre le marronnasse et le grisâtre avec un style louchant sur celui de Junji Ito. La mise en scène se rapproche davantage d'un film de Polanski que d'un manwha : le rythme est volontairement lent pour laisser monter en puissance une tension anxiogène et des résolutions carabinées.

Histoire d'éviter tout spoil on pourrait résumer l'histoire par : un tueur en série vit dans ma maison, mais comme vous avez déjà pu jeté un coup d'oeil aux images ci-dessus je vais vous développer tout ça. Dans Bastard, on suit le quotidien turbulent de Jin Seon, un adolescent pas comme les autres. Non parce qu'il est gringalet ou qu'il a le coeur fragile, mais déjà parce qu'il possède un oeil de verre, ensuite parce qu'il assassine froidement l'un de ses enseignants à coup de masse dans le premier chapitre. Sauf que, twist de fou, son si avenant et si candide de père se révèle être au bout de 3 chapitres être la véritable source du mal et fait montre d'une personnalité beaucoup plus carnassière lors de ses petits plaisirs personnelles. Mais on dit souvent que la crise d'adolescence engendre bien des changements et ce webtoon en est en quelque sorte une démonstration...

Bastard n'est certainement pas un feel good manhwa (j'invente des formules, je suis un génie, je sais, merci), les personnages sont pour la plupart moralement ambiguës et leur développement y est intrinsèquement lié. Les thèmes centraux sont principalement la mort, la vengeance, le meurtre conjugal sans fioriture, la psychose, auquel vient s'ajouter un festival de thématiques cafardeuses supplémentaires, histoire d'enfoncer le clou. De quoi donner envie d'usiter le compas que vous avez laissé au placard depuis votre 3ème afin de vous ouvrir les veines en écoutant du Tokyo Hotel. Ce que je n'ai pas fait (principalement parce j'ai jeté le-dit compas), puisque ce webtoon de psychopathe se lit vachement bien : le rythme est soutenu, la tension se renouvelle en permanence et les différents personnages sont finalement fascinants à suivre, d'autant que le développement de l'antihéros est très bien mené... jusqu'au bout.

Bastard s'est d'ailleurs récemment terminé. Le dernier chapitre a été publié le 20 mars 2016 eeeeettt... c'est à la fois trashouille et poétique. L'ultime épisode est un peu téléphoné dans sa démarche, mais au final le dénouement est irréprochable (surtout qu'il se termine sur de vrais touches de couleur). Pour faire simple, si vous avez trouvé Grave charmant, vous ne serez pas insensible à ce webtoon.

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Baby Boss ou fumage de moquette géant chez Dreamworks

Ou aussi comment passer du coq à l'âne en un article. Le cinéma d'animation mainstream se divise en trois grands groupes, d'un côté on a les enfantillages de Disney avec ses chansonnettes enivrantes, son côté bon enfant et son recyclage ; au milieu on Pixar, qui est beaucoup plus mature et se penche sur des thématiques plus délicates (souvenez-vous de Vice-Versa ou de Là-Haut), tout en restant abordable pour les mômes et de l'autre il y a Dreamworks, beaucoup plus déjanté et souvent défoncé à la weed. Pour Baby Boss je sais pas ce qui s'est passé. Un team building qui a dérapé ? Un séminaire surprise en jamaïque peut-être, ou une soirée défonce chez Jacky ? Toujours est-il que Tom McGrath a dû avoir une conversation téléphonique vicieuse avec sa femme, tout en embrassant son bureau du regard et en planchant sur le scénario, puisque c'est la seule explication que j'ai sur ce long-métrage de pure folie concentrée.

Mais autant être clair tout de suite, si on entre pas dans le délire, on réinvente la définition de l'expression "s'emmerder" du Larousse. Pour faire simple : Tim a 7 ans (il en fait plus, mais il en a sept), il est pourri gâté et n'est pas ravi-ravi de voir un nouveau frère débarquer chez lui, surtout lorsque celui-ci porte un costard, se balade avec un attaché-case et a la voix d'un quinquagénaire. Un détail qui n'étonne absolument personne à part Tim et lorsque le paroissien va mener sa petite enquête les choses ne vont pas s'arranger (si ce n'est évité qu'il ne devienne un gros schizophrène plus tard).

Les enfants, ils s'inventent une vie et ils nous prennent pour des cons.

Le film était teasé dans les cinémas depuis au moins trois bon mois, alors il avait tout intérêt à être bon et à la différence de Vaiana, le pari est déjà plus réussi. Après je dis pas que ce film nous rend plus intelligent, mais au moins on se prend pas le choux et on s'emmerde pas (la course poursuite avec le taré qui ressemble à s'y méprendre au Heavy de Team Fortress 2 est quand même méchamment barrée), à la différence de certaineBaby Boss sait multiplier les références, garder le rythme, exploiter la 3D et au final ce qui risquait d'être une comédie débile pour chiards en culotte courte, est plus réjouissant que prévu... mais toujours si on entre dans le délire. 

On aimera ou non que Dreamworks se paie notre santé mentale jusqu'à la toute fin, il n'empêche que le studio en profite pour déglinguer son plus gros concurrent (qu'est Pixar) en reprenant une de leur thématique qui leur est chère, à savoir : une famille s'agrandit et un enfant se retrouve délaissé, pour en définitive signifier qu'ils n'ont absolument pas envie de jouer dans la même cour. Sauf peut-être pour ce qui est de la qualité de l'animation (dont les passages cartoon rappellent furieusement Les Indestructibles... de Pixar) et de la bande-son (signée Hans Zimmer). En famille je suis sûr que ça cartonne, surtout sous la barre des 10 ans...

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Incarnate (où l'on s'interroge sur une insidieuse question d'inception)

N'empêche quand je disais que ce serai décousue j'ai rarement autant été proche de la vérité véritablement absolue et véritable, puisqu'on rebascule du côté obscur avec un film d'horreur sorti le 2 Décembre 2016 chez les Trumpistes et aujourd'hui chez nous en VOD. Je vous la fais court, Incarnate est un mélange improbable d'Inception et d'Insidious. Sauf que le réalisateur de San Andreas ici présent (Brad Peyton) n'a absolument pas le coup de génie de ses deux modèles et livre en définitive une série B honnête, mais gâchant pas mal de bonnes idées.

L'histoire est d'ailleurs bateau et obéit à un certain nombre de clichés du cinéma horrifique actuelle. Donc on a la mère de famille, Lindsay récemment séparée de son ex-mari porté sur la bouteille, le gugus qui justement refuse de lâcher la grappe et ensuite il y a Cameron, un enfant de 11 ans sans histoire mais qui va devenir la nouvelle demeure d'un archidémon nommé "Maggie" (on dirait le début d'une blague). Pour une fois la mère va réagir au quart de tour (en même temps, le film dure 1h25 donc autant se manier) et faire appel au Vatican, puis à un type bizarre, soi-disant scientifique, qui extermine les démons de l'intérieur en pénétrant dans le subconscient des gens. Evidemment, la lutte va être sacrément âpre et la fin diablement biatch.

Le film n'est pas mauvais, c'est un honnête divertissant, mais il n'empêche qu'il aurait pu être meilleur. Premièrement parce que malgré sa courte durée, la trame se traîne. C'est pas mou, ni vraiment lent, mais c'est juste qu'on met bien une demi-heure facile pour en venir au fait. A côté de ça, certains éléments sont complètement expédiés (le deuxième démon) et j'ai bien l'impression que le réalisateur se soit contenté du strict minimum pour son premier film d'horreur. En fait, c'est même pas vraiment de l'horreur, c'est plus un thriller horrifique qu'autre chose et si le cousinage avec Insidious est là, la ressemblance ne va pas plus loin, l'univers de James Wan étant beaucoup plus développé, immersif et accessoirement plus flippant. En définitive, même si les termes divergent, il s'agit surtout d'un film d'exorcisme avec un procédé plus "moderne".

Dommage que la mise en scène, elle, ne le soit pas justement, ce qui aurait permis à Incarnate de tirer son épingle du jeu. Une fois encore le classicisme est de mise, quoique louchant toujours vers ses modèles (le coup de la porte), mais offrant quelques moments sévèrement nanar (le clochard dans la maison). La roue n'est pas non plus réinventée à travers les dialogues qui sont soit téléphonés, soit un peu trop m'as-tu-vu, à l'image des ficelles scénaristiques. Sinon, à part quelques voix crispantes, la VF est pas trop mal et dans le domaine de l'horreur c'est à souligner, surtout lorsque les acteurs principaux ne sont quand même pas des amateurs (Aaron Eckhart c'est pas de la merde, au même titre que David Mazouz).

Donc voilà, c'est sympa mais il manque l'étrangeté de Mike Flanagan, le frisson de James Wan, la complexité de Christopher Nolan, la dérision de Wes Craven, bref il manque l'étincelle d'originalité et surtout de génie qui en ferait potentiellement un bon film 2.0. Au moins le réalisateur ne nous prend pas pour des pralines et nous livre pas un truc gangrené comme Ouija premier du nom.

Nom de... rien, justement rien, le vide intersidéral.

Pourquoi je n'irai pas voir Fast and Furious 8

  1. Parce que cette saga ridicule c'était avant tout, ni plus, ni moins que des courses de bagnoles, avec des bonnes femmes, des grosses cylindrées et des bonnes femmes dans des grosses cylindrées.
  2. Au risque de passer pour un con, vu les scénarios alambiqués des derniers épisodes carburant à la shabeugheu-ma-famille et aux complots capillotractés, il y a de quoi se poser de sérieuses questions sur la crétinerie des scénarios à venir.
  3. Parce que le septième devait être le dernier et que les critiques nous le martelaient bien comme il faut.
  4. Parce que c'est complètement con de voir the Rock dégoupiller une torpille sur la banquise en faisant la course avec un sous-marin dans un tank tuné.
  5. Parce que j'ai autre chose à foutre tout simplement et que j'ai jamais aimé cette saga.

Et c'est sur ces bons mots empreints de poésie que je vous quitte, parce que c'est pas le tout mais j'ai un certain Life à aller voir.

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Akalien 18/05/2017 20:45

salut je commence seulement une rubrique film et je chercherais des gens avec qui partager en modo cette rubrique si cela d' intéresse laisse moi un comme sur mon livre d' or avec une date et une heure ou on pourrait se rencontré sur le web a bientôt peut-être.
http://zawak.over-blog.com/