Deadpool (Suck my fucking dick bitch !)

Publié le par Mocking Crow

Le sujet principal du film en une seule image

Le sujet principal du film en une seule image

On l'attendait au tournant et il nous a sodomisé par en dessous. Deadpool l'antihéros de Marvel et la parodie de Deathstroke de DC, débarque sur nos écrans... et hors des écrans. Trop à l'étroit dans les cases du comics, dans les pixels des jeux vidéo et enfin sur la bobine du film, le personnage fracasse une nouvelle fois le 4ème mur pour nous adresser ses salutations, son interprétation toute personnelle des séries marvel made in Hollywood et redéfinir à lui seul la notion de film. En un peu moins de 2h. Mais peut-être êtes-vous de parfaits ignares quant à l'univers de Marvel (pas trop dur sinon la vie ?) et ne connaissez pas Deadpool... je vais faire vite :

  • Il possède une force, une agilité, une endurance bien au-dessus d'un humain normal.
  • Il peut se régénérer d'à peu près tout et n'importe quoi : un trou dans le bide à la décapitation, comme une étoile de mer ou comme Wolverine (celui du comics, ce qui donne lieu à de sympathiques combats entre les deux d'ailleurs).
  • Il manie aussi bien les armes à feu que les armes blanches
  • Il est le seul personnage à savoir qu'il est dans un comics.
  • Il est complétement défoncé, surtout depuis que Thalos l'a ressucité pour l'empêcher de coucher avec la Mort. 

Voilà, vous avez maintenant une petite idée du personnage, rien à voir donc avec la version de Wolverine Origins.

Oui c'est bien Deadpool... avec la bouche muselée...

Oui c'est bien Deadpool... avec la bouche muselée...

Derrière le masque on retrouve une nouvelle fois Ryan Reynolds, au top de sa forme et cette fois sans contrariétés buccales, quitte à ce que ça lui coûte sa vie sentimentale. Avant d'être Deadpool, il s'appelait Wade Wilson, un ancien militaire des Forces Spéciales reconverti en mercenaire psychopathe, menant une vie bien remplie avec sa pute (c'est pas une insulte, c'est vraiment une pute), rencontré dans un bar puis tronché à presque chaque occasion, pour enfin la demander en mariage façon Pulp Fiction (la montre, voilà, voilà). Pour guérir de trois cancers simultanés, il subit une expérimentation douteuse menée par Francisco Ajax et se voit doté de pouvoirs de guérison incroyable après s'être fait botoxer la gueule par Jeff Tuche. C'est avec son humour noir et graveleux qu'il s'en va massacrer le casting pour retrouver Mr Propre, qui a un peu malmené son image.

Alors il m'est impossible de résumer ce film, qui est une énorme parodie de toutes les productions de super-héros de ces dernières années et des prochaines, voire même du cinéma lui-même. Je pourrai vous faire un top sur les raisons d'aller le voir, mais je suis nul avec ça, ce sera donc classique mais non censuré. Parce qu'à la différence des ricains, on a visiblement eu droit à la version non censurée, contrairement à ce que les trailers laissaient présager. Jets d'hémoglobines, démembrements et autres joyeusetés, sans compter un humour très... relâché. D'ailleurs il faut aller le voir à tout prix en VO pour en profiter, la VF étant innommable (vu en VO seulement, mais c'est de notoriété publique) et constitue la véritable censure du film. C'est violent (type MadWorld ), l'humour est vulgaire (et de mauvais-goût), donc à réserver à un public averti et... vous avez déjà joué à House of Dead OverkillEt ben voilà c'est ça Deadpool, un humour très orienté ass, dick, fuck, suck, bitch, sex, buggerie, kill and again fuck me bitch. Donc pas pour les petits enfants, comprenez par là pas avant 12 ans (compte tenu de la teneur du contenu vidéoludique de cette tranche d'âge, je trouve ça normal) et ça tombe bien puisqu'il y a le picto "-12 ans" (incroyable venant de la Fox). Pour résumer : allusions sexuelles sans fioritures, castagnes spectaculaires, violence WTF (poursuite en surfaceuse) et références au cinéma et au comics comme s'il en pleuvait.

Ancré dans le monde des X-Men et non celui des Avengers, Colossus (with his bigeuh llussian voicerr) et Negasonic Teenage Warhead (sic) nous gratifient de leur présence. Soyons honnête ces personnages sont anecdotiques, Colossus ne sert encore une fois à rien, si ce n'est se faire avoinner la tronche dans le dernier quart d'heure et Negasonic ne montre ses pouvoirs (qui mettent une plombe à charger) que durant cette même période (sans compter qu'elle a hérité de la tenue ringarde des X-Men). Une fois encore Stan Lee fait encore un caméo (annoncé dans le générique très personnalisé du film) et une fois encore il y a une scène après le générique, qui vaut le détour, donc laissez votre cul là où il est (le générique saura vous divertir de toute manière). Enfin, je n'aime pas le rap (je déteste ça pour ainsi dire) pourtant la bande-son déchire.

Le seul personnage de Marvel qui bute avec plaisir des gens et des mutants

Meilleur Marvel jamais créé. Et meilleur film de l'année, c'est tout ce que j'ai à ajouter. Allez claquer votre fric au bon endroit, ça vous donnera en plus des idées pour votre vie conjuguale sentimentale.

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Suck my fucking dick, bitch ! du Mocking Crow est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International. Et abonnez vous les moineaux.

Publié dans le coffre à bobines, Films

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