The Boy (Danse Hongroise pour psychopathe)

Publié le par Mocking Crow

The Boy (Danse Hongroise pour psychopathe)

Greta, jeune américaine tentant de fuir son passé, se fait engager comme assistante maternelle dans un manoir pas du tout cliché, paumé en plein milieu de la cambrousse anglaise. Mais ô surprise, au lieu de devoir s'occuper d'un gamin braillard de 8 ans, la voilà obliger de se coltiner une poupée en porcelaine grandeur nature. Payer à rien faire, en somme... ou presque, la demoiselle étant contrainte de suivre des règles (encore !) pour le confort de la poupée. Ce que va faire Greta et la voici partie pour lire des histoires à Brahms (la poupée), lui donner à manger, lui jouer du piano, lui changer les couches, lui tailler une pipe et oh oh stop. Bien sûr que cette greluche ne va rien en faire (sinon c'est Les Simsle film) et vivre sa petite vie, pour son bonheur et surtout pour son malheur (yes !)...

Un film d'horreur ! Enfin, si j'ose dire, depuis le report de Krampus on en voit plus un seul, nul doute que cette année 2016 s'annonce prometteuse en nous offrant un large éventail de genres cinématographiques dès le premier mois de l'année. Maintenant que vaut le film ? Eh bien passé la surprise du générique soigné et l'ambiance mystérieuse qui pèse sur les lieux, le réalisateur s'en délaisse en usant et abusant de vieux effets horrifiques rebâchés. Objets qui disparaissent, cauchemars réguliers, jumpscares classiques (quoique peu nombreux) et bruitages assourdissants, bref le film n'a pas inventé la poudre et pourtant ça marche. C'est agréable (si on aime le genre hein) et le twist final bien qu'abracadabrant, tient la route, quitte à partir dans la folie furieuse et gagner en rythme ce qu'il perd en clarté.

Tourné comme un huis clos, le casting est restreint, mais n'empêche pas les acteurs de prendre leurs pieds. Côté casting, c'est Lauren Cohan qui endosse le premier rôle, une belle promotion pour une actrice dont le succès lui vient principalement des séries, tout comme Ben Robson qui a troqué sa rage meurtrière contre la déception amoureuse. Sans être des virtuoses, les acteurs sont bons, pétant une durite quand il faut et terrifiés au bon moment. Après on ne passe pas à côté des réflexes crétins de premier ordre, comme dans tout film horrifique qui se respecte (on m'a dit d'attendre dans le salon, mais moi j'ai bien envie... de visiter les étages d'où s'échappe un bruit inquiétant pardi !). Bref, sans être un grand moment de cinéma, ni d'horreur, le film ne s'enlise pas dans la caricature et évite le même sort qu'Anabelle (c'est déjà ça). Pas d'effets gores inutiles, des frissons plutôt bien distillés, de quoi relancer les poupées et autres objets inanimés dans les films d'horreur. En fait, j'irai même jusqu'à dire que c'est un bon film pour s'initier au genre horrifique. 

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The Boy du Mocking Crow est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

Un trailer bien cliché de type Bouh ! Ah !

Publié dans le coffre à bobines, Films

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